Prestations d'invalidité et d'accident de travail
Les accidents du travail sont divisés en quatre catégories: (i) incapacité permanente totale (ii) incapacité permanente partielle (iii) incapacité temporaire et (iv) blessures mortelles ayant entraîné le décès du salarié.
Il n'y a pas de période minimale d'affiliation pour bénéficier des prestations en cas d'accident du travail. Les accidents survenant lors du trajet protégé entre le domicile et le lieu de travail, ou entre le lieu de travail et le lieu habituel de prise de repas, peuvent être reconnus comme des accidents de trajet et sont couverts par le régime de sécurité sociale.
Si, par suite d’accident ou de maladie, vous vous trouvez en incapacité de travail permanente partielle (d’au moins 10 % pour les salariés ou 30 % pour les exploitants agricoles) ou totale, vous avez droit à une pension. Le montant de la pension dépend
du salaire perçu durant les 12 mois qui précèdent votre incapacité et du degré d’incapacité permanente. Lorsque la personne accidentée a un taux d’incapacité permanente partielle d’au moins 80 % et est incapable d’accomplir les activités de la vie quotidienne, elle voit sa pension d’invalidité permanente augmenter de 40 %.
Les prestations d’invalidité temporaires (indemnité journalière) sont versées à partir du premier jour d’incapacité jusqu’à la guérison ou jusqu’à l’attestation confirmant l’invalidité permanente. L’indemnité journalière maximale est de 60 % du salaire journalier brut pour les 28 premiers jours, puis 80 % du salaire journalier brut pour après cette période, dans la limite de 0,834 % du plafond annuel de la sécurité sociale.
À compter du 1er avril 2025, les travailleurs présentant une invalidité permanente perçoivent une indemnisation en fonction de la gravité de leur invalidité. Une fois l'état de santé stabilisé, l'Assurance Maladie évalue les séquelles et attribue un taux d'invalidité. Si celui-ci est inférieur à 10 %, le travailleur reçoit une somme forfaitaire non imposable. À partir de 10 %, une pension permanente est accordée, versée mensuellement si le taux est égal ou supérieur à 50 %, et trimestriellement si le taux est compris entre 10 et 50 %. La pension dépend du taux ajusté et du salaire avant l’accident, le taux étant ajusté en divisant par deux la partie inférieure à 50 % et en augmentant de 50 % la partie supérieure à 50 %.
Les personnes présentant une invalidité professionnelle d'au moins 80 % et qui sont incapables d'accomplir au moins trois activités quotidiennes peuvent prétendre à la « prestation complémentaire pour recours à tierce personne (PCRTP) » (aide financière pour les personnes ayant besoin d'une assistance au quotidien). Le montant de la prestation, basé sur le degré de dépendance évalué à l'aide d'un tableau médical de dix tâches quotidiennes, est versé à des taux fixes.
En cas d’accident conduisant au décès du travailleur, une pension de réversion est attribuée. Les bénéficiaires de cette pension de réversion peuvent être un conjoint, un partenaire ou une personne liée à la victime par un pacte civil de solidarité (PACS), les enfants de moins de 20 ans et, dans certains cas, les parents de l’assuré décédé. La pension de réversion est égale à un pourcentage du salaire annuel de l’assuré décédé.
Ce pourcentage est de 40 % pour le conjoint (60 % dans certains cas), 25 % pour chacun des deux premiers enfants et 20 % pour chaque enfant supplémentaire (les orphelins de père et de mère reçoivent 30 %), 10 % pour chacun des parents à charge jusqu’à 30 % dans certains cas.
La valeur totale des pensions accordées aux survivants d’une victime d’un accident du travail ne peut excéder 85 % du salaire annuel de la personne décédée.
La réforme des retraites française de 2023 améliore les droits à la retraite des travailleurs handicapés. Les personnes présentant un handicap professionnel supérieur à 20 % peuvent prendre leur retraite à 60 ans. La pension d'invalidité minimale correspond désormais à la pension de vieillesse minimale majorée, garantissant au moins 85 % du SMIC.
Source : http://https://www.cleiss.fr/docs/regimes/regime_france/an_2.html